Comment diffuser vos textes: l’auto-édition chez Kobo.

Chers DraftQuesters!

Une fois que votre texte est rédigé, que vous avez recueilli quelques avis de lecteurs bienveillants mais honnêtes, il est temps de donner une plus large diffusion à votre oeuvre. Deux possibilités s’offrent principalement à vous: trouver un éditeur ou vous auto-éditer. Les deux voies présentent avantages et contraintes et je les détaillerai peu à peu sur ce blog. Aujourd’hui, j’ai décidé de mettre en avant une des solutions d’auto-édition qui me semble bien fonctionner: Kobo Writing Life.

Je donne donc la parole à Camille, de Kobo.

A bientôt,

David

 

 

Ps: auto-édition et édition sont différentes, mais elles ont ce point commun de chercher à vendre au lecteur. Elles sont donc distinctes de « l’édition à compte d’auteur », qui n’est pas de l’édition, mais un autre secteur d’activités, qui consiste à vendre à l’auteur. Je déconseille le « compte d’auteur »: il repose sur la satisfaction de l’auteur (qui veut être publié) et pas sur la satisfaction du lecteur (qui veut lire de bons textes). Un seul conseil, chers écrivains en herbe, ne dépensez jamais rien pour être publiés, sinon votre temps, votre courage (et quelques timbres pour envoyer vos manuscrits par la poste!).

 

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Rencontre avec Camille, de Kobo Writing Life

 

David Meulemans: Bonjour Camille ! Peux-tu te présenter en quelques mots ?

Camille Mofidi: Ma mission, en tant que Manager Europe pour Kobo Writing Life, consiste à accompagner les auteurs qui souhaitent publier leurs titres au format numérique sur la librairie Kobo.

DM: Certains DraftQuesters sont tentés de s’éditer eux-mêmes. On parle d’auto-édition. Qu’est-ce que c’est?

CM: L’auto-édition connaît une forte expansion depuis le développement de plateformes comme Kobo Writing Life. Il s’agit de devenir éditeur pour son propre compte : l’auteur auto-édité ne va pas seulement écrire son livre, mais aussi le corriger, puis le mettre en ligne, en décidant lui-même de son prix et des pays dans lesquels il souhaite le commercialiser. Il lui faut également réaliser la couverture de son livre et enfin le promouvoir. Dans le cas de l’auto-édition, il n’y a pas de cession de droits d’auteur : l’auteur reste titulaire de ses droits.

DM: Est-ce que cela requiert des compétences particulières ?

CM: On peut dire que l’auto-édition nécessite à la fois du temps et des compétences. En particulier en matière de correction et relecture de manuscrit, de création de couverture, de promotion et d’animation de communauté par le biais des réseaux sociaux. Beaucoup d’auteurs ont appris par eux-mêmes, en lisant des livres sur le sujet ou en partageant leur expérience avec leurs pairs. D’autres choisissent de faire parfois appel à des professionnels pour certaines étapes du processus (par exemple : à un graphiste pour la création d’une couverture attrayante). Quoi qu’il en soit, l’auto-édition devient de plus en plus fréquente aujourd’hui et les auteurs de plus en plus expérimentés au fil de leurs publications.

DM: Tu t’occupes de l’auto-édition pour Kobo. Peux-tu nous dire comment fonctionne cette plateforme?

CM: La plateforme Kobo Writing Life est gratuite d’utilisation, simple et intuitive. Une fois son compte créé, l’auteur peut publier son livre en quatre étapes très rapides. Les revenus tirés par l’auteur de la vente de ses livres numériques sont de 70% du prix de vente.

  1. Décrire son livre : Il s’agit de renseigner les métadonnées indispensables à la bonne présentation du livre sur la librairie numérique : titre, auteur, date de parution, prix, ISBN. C’est à cette étape que l’auteur télécharge l’image de couverture de son livre. S’il ne dispose pas d’un numéro ISBN, notre plateforme peut lui en fournir un.
  2. Ajouter le contenu du livre : C’est à cette étape que l’auteur télécharge son texte. Il peut le faire directement au format ePub s’il dispose du fichier. S’il ne maîtrise pas l’ePub, pas de panique ! Il peut télécharger son texte au format Microsoft Word (.doc et .docx), au format Doc Open Office (.opf) ou au format Mobipocket (.mobi). Notre plateforme convertira alors le texte au format ePub. Notre plateforme est par ailleurs équipée d’un éditeur WYSIWYG : l’auteur peut ouvrir le fichier ePub ainsi converti dans cet outil et vérifier l’affichage de son livre avant de le publier sur le site Kobo.
  3. Choisir les droits afférents au livre. L’auteur choisit lui-même les droits de licence qu’il souhaite pour son ebook (protection par DRM ou non), ainsi que les droits géographiques attachés à son livre. En règle générale, les auteurs auto-édités optent pour les droits mondiaux, afin de s’assurer une audience plus large.
  4. Définir le prix de vente. Enfin, l’auteur choisit son prix de vente, dans la devise de sa zone géographique. S’il a opté pour des droits mondiaux, notre outil fera automatiquement la conversion dans les autres devises. L’interface permet à l’auteur d’estimer les revenus attendus de la vente de son livre numérique.

Une fois ces quatre étapes complétées, l’auteur n’a plus qu’à valider son livre : celui-ci paraîtra peu de temps après sur le site Kobo partout dans le monde, ainsi que sur celui de la Fnac, notre partenaire en France.

DM: D’après toi, que permet cette plateforme pour ceux de nos utilisateurs qui voudraient l’utiliser?

CM: Pour les DraftQuesters qui viennent de finir leur manuscrit, ou sont en passe de le finir, la plateforme Kobo Writing Life leur offre une solution facile de publication au format numérique. Comme je l’ai dit, l’utilisation de la plateforme est très simple. Surtout, elle permet aux auteurs de rendre disponible leur livre numérique au format ePub, qui est un fomat de fichier ouvert et interopérable. Le livre sera lisible par tous les possesseurs de liseuses compatibles avec le format ePub (même si ce n’est pas une liseuse Kobo). D’autre part, l’atout de Kobo Writing Life réside dans la collaboration entre Kobo et Fnac qui permet ainsi à tout auteur KWL d’être présent sur les sites www.kobobooks.fr et www.fnac.com. De plus, l’envergure internationale de Kobo permet une distribution globale à destination des lecteurs de langue française qui se trouvent hors de France.

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DM: As-tu des conseils à donner? As-tu des bonnes pratiques à partager ?

CM: Il y a un certain nombre de pratiques qui permettent de démarrer dans l’auto-édition du bon pied.

  1. Faites lire et relire votre texte, si possible par des personnes qui ne font pas partie de votre cercle familial ou personnel proche. Moins la personne à qui vous demanderez de vous relire sera impliquée au plan affectif, plus elle se sentira libre de vous faire part de ses commentaires et critiques.
  2. Acceptez les critiques sur votre texte. Elles ne signifient pas que votre texte n’a pas de valeur, mais qu’il nécessite des remaniements et des améliorations.
  3. Réfléchissez bien à votre couverture : c’est le premier contact de votre futur lecteur avec votre livre. Qu’avez-vous envie de lui dire à travers elle ? Une fois que vous avez arrêté votre idée, n’hésitez pas à vous faire aider par un graphiste si vous ne maîtrisez pas les outils de PAO.
  4. Soignez bien les métadonnées essentielles de votre livre (titre, auteur, collection, prix, date de publication, ISBN, descriptif) : plus elles seront complètes, plus précise sera l’idée que le lecteur pourra se faire de votre livre.
  5. Utilisez les réseaux sociaux à bon escient : un profil Facebook, un compte Twitter ou un blog sont de formidables outils pour entrer en contact avec ses lecteurs et créer un lien dans le temps. Essayez d’être dans l’échange et le partage avec vos interlocuteurs, sans tomber dans le spam intempestif. Ils auront ainsi davantage envie de découvrir vos livres.
  6. Mais le conseil principal que j’ai envie de partager avec les DraftQuesters est celui-ci : n’arrêtez pas d’écrire !

 

DM: Merci Camille !

CM: Merci à toi David, et à DraftQuest ! Si les DraftQuesters veulent en savoir plus, qu’ils n’hésitent pas à visiter la plateforme Kobo Writing Life. Ils peuvent aussi suivre notre actualité via Twitter.

A bientôt ! Et n’oubliez pas d’écrire chaque jour !

 

Camille

  1. Bonjour,

    Je suis inscrite sur Kobo Writing Life mais j’ai un problème: pour publier un livre on demande le nom de l’éditeur.
    Mais je pensais que la plateforme permettait justement de s’auto-publier… Où ai-je pu e tromper?
    Je vous remercie à l’avance

  2. Bonjour Léa,
    Je crois que ton message à Kobo et non à DraftQuest. Toutefois, je crois pouvoir émettre une hypothèse: ces services te proposent de déclarer un nom d’éditeur que tu choisis. Beaucoup d’auteurs auto-édités se considèrent comme l’auteur et l’éditeur de leur texte – ils inventent donc des noms de maisons d’édition. C’est peut-être cela! Je te suggère d’écrie à Kobo! Bonne chance!

  3. Mais la grande majorité des auteurs auto-édités ne vendent jamais plus que quelques dizaines d’exemplaires, de quoi contenter l’égo, mais sans plus.

  4. Je nuancerais: si les auto-publiés vendent peu, c’est qu’ils sous-estiment la concurrence et les efforts des acteurs en place pour vendre des livres. La disponibilité d’un livre et sa qualité ne suffisent pas. Mais il en va des autopubliés comme des publiés: certains vendent peu, d’autres vendent beaucoup. La différence est un mélange d’effort et de chance. Parmi les autopubliés issus de DraftQuest, certains ont vendus 10 exemplaires de leur texte, d’autres en ont vendu 10.000… Même si, en toute honnêteté, ce qui en ont vendu 10 sont sans doute plus nombreux.

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