Concours de romans pour la saison 4 du MOOC

DQ - S4 - programme

 

La saison 4 de l’atelier d’écriture DraftQuest bat son plein. Il est encore temps de s’inscrire à cet atelier ludique, créatif et collectif, qui va vous accompagner dans l’écriture d’un roman. Pour vous encourager, cet atelier est aussi l’occasion d’un concours, que DraftQuest organise avec deux partenaires : Librinova et les Editions Aux forges de Vulcain. Librinova, nous vous en parlerons dans un prochain post. Aujourd’hui, parlons des Editions Aux forges de Vulcain !

12074627_904311063003162_6838687678133301597_n
Alors, parler des Forges, ce n’est pas simple car je suis (moi, David M.), à la fois créateur de DraftQuest et fondateur des Editions Aux forges de Vulcain. Cet entretien risquait un peu de ressembler à ces scènes du film Spiderman où le bouffon vert, incarné par Wilhelm Dafoe, parle à son reflet dans le miroir… Mais heureusement, il y a la communauté DraftQuest ! Donc, grâce à une petite discussion dans le groupe Facebook de DraftQuest, voici les questions et les réponses que vous vous posez peut-être !

Merci à Frédéric, Gustave, Lynda, Alexandra, Jean-Philippe, Marianne, Louise, Damiane, Matthieu et Sturm qui ont posé toutes ces questions !

Company BOARD

Question : bonjour David, qu’est-ce que les Editions Aux forges de Vulcain offrent, dans le cadre de ce concours #osezlapublication ?

David : C’est un concours de publication de roman. Nous proposons à tous ceux et celles qui ont écrit un roman dans le cadre de la saison 4 de DraftQuest de le proposer à notre jury et de gagner, soit des formules d’autopublication chez Librinova, soit une publication aux Editions Aux forges de Vulcain.

Question : Ouh la, c’est pas un peu court, cinquante jours, pour écrire un roman ?

David : Il y a beaucoup de classiques de la littérature qui ont été écrits en trois semaines. Donc, même si parfois il faut sept ans pour écrire un roman, ce n’est pas une obligation. Ensuite, je sais très bien que nombre de manuscrits qui vont nous être envoyés seront des premiers jets inachevés. Ce n’est pas un problème. Un éditeur, cela juge aussi le potentiel narratif, esthétique, d’un texte. On retravaillera avec l’éventuel lauréat après les résultats. Plusieurs romans lauréats des précédentes éditions été des textes inachevés. Enfin, si l’on compare avec le NaNoWriMo, un super événement : le NaNoWriMo, c’est trente jours… Donc, quarante-cinq jours, c’est du luxe !

Question : okay. Concrètement, comment cela se passe ?

David : Eh bien, tu finis ton roman et, avant le 1er mai à minuit, tu l’envoies, sous format PDF ou Word, à cette adresse : contact@draftquest.com . Et, aux premiers jours de juin 2016, tu sauras si tu es lauréat !

the-victory-is-yours

Question : et un roman, c’est quelle longueur, environ ?

David : l’idéal, c’est 250000 signes, espaces comprises. Mais on peut travailler à partir de 100000 signes. Et il faut éviter les textes de plus d’un million de signes.

Question : et qu’est-ce qu’on gagne ?

David : alors, côté Librinova, on en parlera dans un prochain post spécifique. Et, côté Forges, tu peux gagner une publication… à condition que ton texte entre dans la ligne des Forges, bien sûr !

Question : QUOI ?!? C’est pas automatique ? Je veux dire, il n’est pas assuré qu’un texte issu de ce concours sera publié par les Forges ?

David : eh non. Les Forges sont une maison d’édition classique ! Pas classique dans leur ligne, mais classique dans leur mode de fonctionnement. Nous avons été créées pour creuser une ligne, et nous évitons les écarts. D’ailleurs, lors de la saison 3 du MOOC, il y avait quelques très bons textes, qui ont été primés (à raison !) mais n’ont pas été publiés aux Forges.

Question : bon, alors, qu’est-ce que les Forges publient ?

David : ce que l’on recherche, c’est ce que les Américains nomment de la littérature « speculative ». C’est un peu plus étendu que les « littératures de l’imaginaire ». Cela comprend aussi le réalisme magique.

Murakami

Question : Donc, pas de jeunesse ?

David : Non.

Question: du livre illustré ?

David: Non.

Question : pas d’érotisme ?

David : Non.

Question : de polars ?

David : ah, si, peut-être. Tout dépendra du texte !

Question : et c’est tout, côté critères ?

David : disons qu’il y a d’autres critères, mais que je ne préfère pas trop rentrer dans le détail. Je pense que tu dois écrire ce que tu penses devoir écrire, sans trop anticiper les attentes d’un éditeur. Cela risquerait de te paralyser. Donc, écris ce que tu dois écrire, puis, tu verras bien !

11246847_10205995389860547_8784417982763011698_n

Question : j’ai écrit un roman et, en toute honnêteté, je n’ai aucune envie de participer à la communauté DraftQuest. Par contre, j’aimerais bien que mon roman soit publié. Donc, est-ce que je peux, tel un passager clandestin, me créer un compte, soumettre mon roman au jury, et clore mon compte juste après ?

David : oui, bien sûr, tu le peux, même si c’est un peu dommage, à deux titres. D’une part, l’atelier DraftQuest pourrait t’aider : par son contenu, mais aussi et surtout par les échanges entre membres de la communauté. D’autre part, l’expérience a montré que les romans qui sont à mille lieux des quelques conseils du MOOC partent avec un petit handicap : raconter une histoire, avoir des personnages, etc. Mais les bonnes surprises sont toujours possibles : deux des très bons lauréats des dernières années sont des romans qui avaient été entamés avant le MOOC et simplement affinés au contact du MOOC. A proprement parler, ces textes n’étaient pas des « passagers clandestins », mais ils n’ont pas été intégralement écrits lors du MOOC !

Question : une dernière chose à ajouter ?

David : oui : le principal, c’est d’écrire. D’écrire régulièrement, avec plaisir. Le concours, c’est un moyen de se donner un objectif temporel. Mais la publication n’est pas le but de l’écriture. Le but de l’écriture doit d’abord être l’écriture : prendre du plaisir à écrire, y trouver une satisfaction artisanale, s’adresser à des lecteurs, aussi, mais pas nécessairement à travers le livre publié. Il y a plein de façons de diffuser son travail.

 

challenge-accepted-barney-5619

 

 

  1. Une chose n’est pas dite par David dans cet article, c’est qu’une fois son manuscrit retenu, il reste un parcours jusqu’à la forme achevée qui sera chez les libraires. Accepter le regard de l’éditeur sur le texte qui n’est pas le regard bienveillant (je n’ai pas dit qu’il était malveillant) des écrivains en herbe qui ont été les relecteurs. J’ai depuis deux ans lu pas mal de choses sur le FBK du MOOC. Des demandes réitérées de critiques. Au moment du processus éditorial, l’auteur ne reçut pas de « critiques » ni d’avis. L’avis a été de prendre son roman, il reçoit ce que j’appelle des « consignes de travail ». Et l’échéance est là, parce que l’éditeur a des prévisions de publications avec des termes déjà fixés. Il y a un fossé entre écrire pour son propre plaisir et écrire pour être publié, être écrivain en herbe, écrivant ou écrivain. Pour ma part j’aime le terme écrivant, que je pique à Martin Winckler. Il a ce côté artisanal que je revendique dans ma façon d’envisager l’écriture et la publication. Il me semble que se prétendre écrivain relève de la conscience d’une oeuvre aboutie. Ce sont juste des remarques d’artisane des mots, qu’ils soient destinés à être dits, joués ou lus. Il faut remercier David de ce qu’il tente de construire.

  2. Bonjour
    Merci, ces questions/réponses sont très claires et m’aident à mieux comprendre l’ensemble de la stratégie de DQ.
    Je suis les ateliers avec gourmandise et pense être dans ce cas d’un roman déjà écrit mais retravaillé avec les conseils du MOOC.
    Dont acte ! Il sera présenté le 1er mai.
    Merci David.
    Fred

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *